jeudi 4 janvier 2007

REPONSE AU SERVICE JURIDIQUE AEIM

Monsieur Jean Pierre BLAIE
Directeur Général AEIM
8, rue du Bois
54506 Vandoeuvre
Nancy le 06 février 2006



Je vous prête le bonjour, Monsieur le Directeur Général, eu dit l’Harpagon de Molière.

Si je ne fus hardi au point de me risquer à vous l’adresser, c’est que j'us craint que ma lettre ne reste pour vous incompréhensible.

Cependant vos remarques inspirées de la pensée libérale du XIXème nous révèlent au moins combien les préceptes des Zola, Rousseau et les châtiments de Victor Hugo ont fait école.

Toutefois, souffrez que dans mon activité au sein du syndicat santé sociaux, je ne m’abandonne à la rhétorique nourrie d'une information un peu déformée et basée sur des Arguments ad Hominem.

Je ne rentrerais pas non plus dans le registre de la fonction émotive, ni de l’influence conative de celui qui fait dire à autrui.

Je tairai volontairement les accusations détenues dans votre rédigé qui me passe au feu de la critique. Quand chaque phrase se hausse au niveau du théorème, le minuscule devient immense et le particulier, universel. Espérant néanmoins que l'orgueil de votre cicérone peut-être en fut un instant flatté, d’autant plus que je décèle dans ce gosier vigoureux la volonté de vous obliger gratuitement à sa cause. Pour le détracteur, la meilleure défense n’est-elle pas l’attaque ???
Et pour reprendre un contemporain de Victor Hugo, je substituerai avec plaisir et sans l’offenser, je l’espère, Mr de Musser dans son « on ne badine pas avec le "Droit" plutôt qu’avec "l’Amour".

Toutefois, comme il n'y a rien de si chimérique et de sitôt dissipé que ses jouissances, on en a voulu de plus réelles, et on a senti qu'avec une juriste comme la votre, par exemple, il valait infiniment mieux retirer pour finit de ses avances tous les plaisirs que le libertinage peut donner, que de s'enorgueillir de lui faire l'aumône de la nier.

Cependant endurez la liberté d’un rappel ; la réputation d'un homme libéral et d'après vos principes eut été, vous en conviendrez, de ne croire pour vrai que des faits que vous eûtes préalablement vérifié.

Je m’oserai également à vous souligner que « douter est un travail de force, aussi dur que de forger et, que la politesse n’est en rien un Vertu ». Monsieur le Marquis de Sade ne disait-il pas «la vertu telle belle qu'elle soit, quand malheureusement elle devient trop faible pour lutter contre le vice, devient le plus mauvais parti qu'on puisse prendre et que dans un siècle entièrement corrompu le plus sûr est de faire comme les autres ? »


Cela dit, Monsieur mon détracteur, je me tiens à votre toute entière discrétion et dans cette attente, je ne me permettrai point, un instant, de vous provoquer en duel, sauf si tels étaient vos desseins, alors et seulement alors, sachez Monsieur, que mon Arme serait le pistolet à Bouchon…

Fabien NEMBER